Un document de la NASA révèle que le propulseur EM Drive, qui viole les lois de la physique, fonctionne vraiment (MAJ 19.11)

De temps en temps, les scientifiques font une découverte qui semble violer les lois de la physique telle que nous les connaissons. Ainsi, en 2015, votre Guru vous présentait un propulseur à cavité résonnante électromagnétique, ou EmDrive qui avait la particularité d’être extrêmement économique en termes de carburant, puisqu’il n’en consomme pas… mais qui violait la troisième loi de Newton, celle qui précise que chaque réaction a une réaction égale et opposée.

En me reprenant :

L’EmDrive est controversée en ce qu’il semble violer la physique classique et le principe de conservation de la quantité de mouvement. Le moteur, inventé par le scientifique britannique Roger Sawyer, convertit l’énergie électrique en poussée sans avoir besoin de produit de propulsion, en faisant rebondir des micro-ondes dans un conteneur fermé.

Les chercheurs furent extrêmement dubitatifs quant aux performances annoncées. Récemment, un document de la NASA a "fuité" et il indique que le nouveau type de propulsion pour le voyage spatial fonctionne réellement. L’EM Drive offre la possibilité de créer une poussée dans le vide de l’espace sans avoir besoin de carburant.

La capacité de transporter suffisamment de carburant est un facteur extrêmement limitant à l’exploration humaine de notre système solaire. Les scientifiques ont déclaré que l’EM Drive pourrait potentiellement nous amener vers Mars en seulement 70 jours. Comme indiqué précédemment, il fonctionne en faisant rebondir des photons micro-ondes d’avant en arrière dans une cavité métallique en forme de cône. L’extrémité pointue de cette cavité génère une poussée et propulse dans la direction opposée.

Le laboratoire Eagleworks de la NASA a participé à l’essai de l’EM Drive en 2015 pour essayer de prouver qu’il fonctionne réellement et le rapport sur les tests qu’il a passés a fuité…comment ? Ce document montre que l’EM Drive fonctionne et génère une poussée importante. Néanmoins, il n’a pas encore été publié dans une revue peer-reviewed, ce qui signifie qu’il n’a pas encore été évalué/ vérifié par d’autres chercheurs spécialisés dans ce domaine. Il n’y a donc pas eu de vérification externe des résultats. Toutefois, le document indique que les mesures d’erreurs ont été prises en compte et que l’EM Drive a été capable de générer une poussée de 1,2 millinewton par kilowatt dans le vide. À titre de comparaison, un propulseur à effet Hall génère 60 millinewtons par kilowatt.

Selon l’équipe qui a effectué les tests, dirigée par Harold White :

La campagne de test a inclus un test d’effort de poussée nulle pour identifier toutes les sources banales de poussées impulsives, mais aucune n’a été identifiée.

Les données de poussée de l’avant, de l’inverse et des valeurs nulles suggèrent que le système fonctionne de façon constante avec un rapport de poussée / puissance de 1,2 ± 0,1 millinewton par kilowatt.

Les scientifiques admettent qu’il faudra davantage de tests.

Le document du laboratoire Eagleworks détaillant les tests de l’EM Drive (PDF) : Measurement of Impulsive Thrust from a closed Radio Frequency Cavity in Vacuum.

MAJ 19.11.2016 :

L’étude a finalement été publiée dans une revue scientifique peer-reviewed, donc validée par leurs pairs.

Concernant l’origine de cette poussée, l’équipe du laboratoire Eagleworks a une théorie :

    Le modèle de physique justificatif utilisé pour dériver une force basée sur les conditions de fonctionnement dans le document d’essai peut être classé comme une théorie de variable cachée non locale ou théorie de l’onde-pilote pour faire court.

La théorie de l’onde pilote est une interprétation légèrement controversée de la mécanique quantique. C’est assez compliqué… mais, fondamentalement, l’interprétation de Copenhague actuellement acceptée de la mécanique quantique affirme que les particules n’ont pas de location définie tant qu’elles ne sont pas observées.

La théorie de l’onde pilote, d’autre part, suggère que les particules ont des positions précises en tout temps, mais pour que cela soit le cas, le monde doit aussi comprendre certaines autres bizarreries, c’est pourquoi de nombreux physiciens ont rejeté l’idée.

Mais ces dernières années, la théorie de l’onde pilote a gagné en popularité, et l’équipe de la NASA suggère qu’elle pourrait aider à expliquer comment l’EM Drive produit une poussée sans paraitre propulser quoi que ce soit dans l’autre sens.

Bien sûr, ce n’est qu’une hypothèse, fondée sur une série de tests. Il reste encore beaucoup à faire avant de pouvoir affirmer avec certitude que l’EM Drive produit vraiment une poussée, l’équipe note que davantage de recherche sera nécessaire pour éliminer la possibilité qu’une expansion thermique puisse, en quelque sorte, biaiser les résultats.

L’étude publiée dans la revue de l’American Institute of Aeronautics and Astronautics (AIAA), Journal of Propulsion and Power :  Measurement of Impulsive Thrust from a Closed Radio-Frequency Cavity in Vacuum.

Tags: , ,

21 Réponses à “Un document de la NASA révèle que le propulseur EM Drive, qui viole les lois de la physique, fonctionne vraiment (MAJ 19.11)”

  1. Jason
    11 novembre 2016 at 22 h 26 min #

    Bonjour.
    J’avais lu dans un article qui date un peu mais moins que l’annonce de l’EMdrive
    qu’il ne viole pas les lois de la physique mais utilise l’énergie du plasma (virtuel) du vide quantique.

  2. Nekobi
    12 novembre 2016 at 10 h 20 min #

    Eh bien, c’est fort intéressant tout ça!

    A suivre de près…

    Je me disais bien que toutes ces « lois » physique sur la mécanique étaient trop mathématique et bien vieillottes… Merci Newton, mais il va falloir les revoir un peu maintenant!

    Je suis quand même étonné que l’on puisse propulser des vaisseaux sans aucun carburant maintenant, c’est excitant! J’espère cependant que c’est vrai et que l’EM-Drive fonctionne vraiment… Et avec ça, les voyages dans le système solaire ne seront plus un gros problème!

    • Léo le geek
      15 novembre 2016 at 7 h 33 min #

      Tu sais que depuis Newton on a un peu évolué quand même ?

      Genre, la relativité restreinte, la relativité générale, tout ça, c’est quand même loin d’être négligeable, et c’est exactement de ça qu’il s’agit, de l’évolution de la théorie Newtonienne.

      Par rapport a l’EM Drive je reste sceptique tout ça semble bien trop beau et bien trop révolutionnaire pour être autre chose qu’une belle enfumade

  3. Clément
    12 novembre 2016 at 10 h 53 min #

    Ouaw

  4. Theta
    12 novembre 2016 at 12 h 34 min #

    Le fait que l’expérience ait été reproduite donne de la crédibilité.

    Mais est-on sur que le document de la NASA soit authentique?
    Ne serait-il pas possible que le résultat soit causé par un biais quelconque?

    Cela dit même s’il est avéré que l’EMDrive fonctionne je ne pense pas que ça révolutionnera grand chose à court terme, à moins d’améliorer considérablement le rapport poussée / puissance (ou de prendre le risque d’envoyer un réacteur nucléaire dans l’espace). En effet avec les propulseur à effet hall par exemple le facteur limitant est l’énergie plus que le carburant.

    Par contre ça pourrait faire avance la physique théorique.

  5. Lazoui
    12 novembre 2016 at 12 h 37 min #

    Merci pour cet article dear Guru !

    C’est passionnant, je ne comprends pas que ce genre de découvertes ne soient pas une priorité dans la recherche scientifique. Vivement l’application réelle de cette EM Drive!

    Lazoui

  6. 13 novembre 2016 at 20 h 22 min #

    Un appareil qui marche ne viole pas les lois de la physique, mais une théorie falsifiée.
    Rest a confirmer que ca marche vraiment.

    la théorie du vide quantique de Harold White semble être réfuté par son dernier papier fuité.
    la poussée a ce que j’ai compris devait croître en quadratique de la puissance, mais visiblement c’est linéaire.

    Il reste a ce que j’ai compris, la théorie relativiste de Shawyer, la théorie inertie quantifiée (effet Unruh, principe de mach) MiHsC de McCulloch, et une théorie que je connais pas bien qui prétend que des particules liées à la polarisation sont émises (j’ai tilté sur polarisation en lisant le dernier brevet de Shawyer qui exploite la polarisation pour mesurer la résonance)…

    J’ai de la sympathie pour MiHsC parce que ca pourrait en finir avec les truc sombres de la cosmologie, en plus d’expliquer l’Emdrive (et un appareil gyroscopique que je comprend pas bien).

    d’un autre coté pour le moment il faut se focaliser sur le coté expérimental.
    On a pas besoin de physiciens mais de bons ingés en micromécanique et microonde.
    Le genre qui (comme shawyer) travaille sur des satellites.

  7. lsga
    14 novembre 2016 at 9 h 04 min #

    La recherche hors paradigme est fondamentale en sciences, n’en déplaise à tous les scientifiques conservateurs qui font passer la théorie avant l’experimentation (alors même que l’on a 2 mécaniques incompatibles, et 80% de la masse de l’Univers encore a l’état d’hypothese adhoc)

    Des cours d’epistemologie et d’Histoire des sciences en prepa scientifique est nécessaire.

  8. Un vieux monsieur
    14 novembre 2016 at 15 h 03 min #

    Donc l’engin n’est pas prit au sérieux car il ne respecte pas une loi écrite en…1687.
    Je ne savais pas que la physique était un dogme intouchable à ce point. Ridicule.

  9. Léo le geek
    15 novembre 2016 at 7 h 36 min #

    Et a part un gros buzz sur internet ces derniers jours, a aucun moment on nous explique vraiment comment ça marche
    Filer des chiffres de rendement sans expliquer le fonctionnement, ils sont forts.
    D’après ce que je comprend de ce qu’on nous dit c’est un gros microonde qui balance des ondes dans une cocotte pour qu’elles rebondissent et poussent le tout. Ou alors va falloir des explications plus détaillées.

  10. Yoann
    15 novembre 2016 at 21 h 54 min #

    Hum… cela soulève un nouveau paradoxe: si les EM-drives peuvent fonctionner, pourquoi n’avons nous pas eu de visite de leurs utilisateurs…

  11. nico
    16 novembre 2016 at 19 h 17 min #

    Isga, à quels scientifiques faites vous référence ?
    Parce que l’histoire de l’EM Drive est plutôt une preuve du contraire: alors que les premiers résultats étaient tels que la possibilité d’une erreur expérimentale était l’explication la plus probable, le projet a été repris dans le monde scientifique.

    L’epistémologie et l’histoire des sciences nous apprend justement qu’il est sain d’avoir un doute raisonnable. On voit aussi que dans l’histoire de la sciences modernes, les nouvelles théories allant au delà des paradigmes précédents ont été adoptée très très rapidement.

    Le mythe du génie étouffé par les méchants conservateurs est non seulement stupide (mais il rapporte des clics dans la presse à sensation), mais il est également dommageable pour deux raisons:
    1) il nourrit les complotistes et charlatans, qui peuvent alors affirmer que leurs théories sont rejetées par la communauté scientifique non pas parce qu’elles sont mauvaises mais parce que la communauté scientifique est conservatrice.
    2) il dévalorise une part essentielle du travail scientifique qui consiste non pas à produire un buzz important, mais à consolider la connaissance actuelle, étape indispensable si on veut avancer.

  12. Michael
    19 novembre 2016 at 0 h 21 min #

    Quelques explications techniques pour les curieux: http://www.nextbigfuture.com/2016/11/final-version-of-nasa-emdrive-paper.html?m=1

  13. Michael
    19 novembre 2016 at 0 h 54 min #

    Nico: tu pourras comparer le lien précédent, qui sur une position « ouverte » cherche à comprendre avec le lien suivant, position classique française « rationaliste » ou « sceptique », sur le même sujet, et quelques jours avant la publication officielle: tout transpire la critique par défaut. les commentaires sont désactivés sur ce site, ce qui est dommage car connaissant quelques suiveurs, cela aurait été instructif:
    http://www.futura-sciences.com/sciences/actualites/astronautique-propulseur-em-drive-digne-star-trek-promet-mars-70-jours-farce-maj-64244/
    L’EMDrive n’aurait pas pu naître en France (au CNES) compte tenu de notre esprit « critique » si français qui stérilise les initiatives : si vous regardez dans le détail l’ histoire de l’emdrive, il s’agit là de la persévérance de quelques hommes bien accrochés depuis des années face à l’adversité de la communauté scientifique.
    Bref, le probleme avec le doute, c’est qu’il arrive un moment où il n’est plus raisonnable. Or, trop de rationnalistes se retranchent derrière cette posture du doute pour justifier leurs positions arrêtées, qui confinent ni plus ni moins qu’en une croyance très appuyée de la toute puissance de leurs connaissances scientifiques.. Il me semble que tout cela est question d’équilibre dans un sens comme dans l’autre.

    • Charf
      19 novembre 2016 at 23 h 27 min #

      forums.futura-sciences.com/astronautique/252430-propulsion-emdrive.html#showthread.php?t=252430&page=4&forcenoajax=1

      C’est le lien que tu cherches.
      Cette affaire est une bonne leçon pour beaucoup de scientifiques, mais cela ne les empêchera pas de recommencer.

      • Michael
        22 novembre 2016 at 0 h 16 min #

        Yes ! Merci 🙂

    • nico
      3 décembre 2016 at 14 h 35 min #

      J’ai lu l’article en question, et je ne vois nulle part qu’il est conseillé de ne pas étudier le phénomène. Au contraire, l’article appelle au peer reviewing et à de plus amples études.

      Donc, non, désolé, cet aticle ou les personnes partageant l’opinion de cet article ne sont pas un frein pour la science.

      Vous avez raison pour la question du doute raisonnable: tout cela est une question d’équilibre. Et je trouve la situation très bien équilibrée. Certaines communautés sont plus sceptiques que d’autres, d’autres plus aptes à tenter des expériences. Ce que vous dites, c’est que uniquement les deuxièmes peuvent exister et les premières doivent être condamnées. Je ne trouve pas ça du tout équilibré.

      Si ensuite vous reprochez le fait que les groupes sceptiques sont français, alors, c’est un débat stupide: la science moderne n’a que faire des frontières, et les labos sont composés de personnel international.

      En d’autres termes:
      si, lors d’une recherche controversée, tout le monde scientifique est contre vous et veut que vous arrêtiez d’explorer ce phémonène, alors, il y a un problème. Ce n’est certainement pas les cas de l’EMDrive.
      si, lors d’une recherche controversée, personne dans le monde scientifique n’est critique et décide de leur côté de ne pas investir dans votre direction mais d’investir sur un sujet qu’ils considèrent comme plus porteur, alors, il y a également un problème.

  14. 20 novembre 2016 at 0 h 32 min #

    Dans ce genre d’anomalie, dont parle Thomas Kuhn assez justement
    http://mip-ms.cnam.fr/servlet/com.univ.collaboratif.utils.LectureFichiergw?ID_FICHIER=1295877018064
    j’observer des comportement récurents.

    le premier comportement consiste à dire qu’il y a des artefacts de mesures, vaguement balancé, artefacts qui en fait ont été testé et éliminés quand on s’informe un peu.
    la deuxième phase c’est de dire qu’il y a des artefacts non identifiés, que c’est inévitable et que c’est à la charge de l’accusé de se défendre contre un truc indéfini.

    Un autre phénomène c’est d’utliser comme seul argument l’absence d’explication de théorie (Kuhn décrit bien ce problème, sans théori complète pas de changement de paradigme possible et donc (!) d’acceptation des preuves).
    Un truc typique c’est le fait de dire qu’une loi est violé et donc (!) que l’expérience est erronée…

    Une variante que j’observe autout du papier Emdrive de White (et de shawyer indépendamment, et de Oriani, et de Fleischmann) c’est de dire que puisque leur théorie est mauvaise et incohérente, ou réfutée par l’expérience, l’expérience est donc foireuse.

    un autre comportement que j’observe c’est que le doute compréhensible, tout a fait logique même si il n’y a aucun artefact identifié, est interprété comme justifiant de ne pas rechercher.
    c’est là que je sort mon 357 magnum et que je sens l’anti-scientisme.
    On peut être de mauvaise foi totale contre une expérience, mais rester scientifique et tenter de prouver son fait avec des expériences. Si j’ai bien compris c’est ce que Tajmar a fait avec l’Emdrive. Pas mal de chercheurs en LENR ont commencé par vouloir comprendre l’artefact en cause… avec un échec à la clé.

    Un scientifique est un passionné, et dans le monde réel il peut être de totale mauvaise foi, aveuglé sincèrement, mais si vous voyez un scientifique pleurer pour qu’une recherche ne soit pas faite, sortez votre manuel d’épistémologie.

    Et qu’on ne me parle pas d’économie quand on claque des milliards sur des tokamak ou des détecteur d’onde gravitationelles, ou de matière noire, et qu’un programme de recherche LENR, MiHsC ou Emdrive coute une dizaine de million.
    L’explication que des témoins directs comme Edmund Storms (LANL) donnent c’est que certaines recherches mettent en dangers des programmes très rémunérateurs, et pas seulement des théories confortables.

  15. Michael
    22 novembre 2016 at 0 h 34 min #

    Tout à fait d’accord également. certaines postures critiques « scientifiques » deviennent parfois irrationnelles – positions de principe – et il devient vraiment impossible d’échanger raisonnablement. L’esprit scientifique critique qui devrait avant tout s’adresser à soi (autocritique) est uniquement tourner vers l’extérieur: on critique pour critiquer. Le discours de ces rationnalistes devient empreint d’assurance, de suffisance, de mauvaise foi voire de moqueries. En général ceci pour asseoir auprès des tiers scientifiques sa propre légitimité.
    Ça marche par effet de meute souvent… C’est tellement caricatural. Et le débat ne sert alors plus à rien car son défendues dès position de principe plus que de raison. C’est exactement comme parler religion ou politique: il faudrait démonter tout le système de valeur qui sous tend les postures. Je me suis souvent dit qu’un programme avec un peu d’IA et de sémantique pourrait mettre en exergue ce genre de comportement, en tagguant dans les discours les débordements irrationnels. Ce serait intéressant.

  16. AlainCo
    24 novembre 2016 at 9 h 04 min #

    Une critique recurrente est que les testeurs des EmDrive mesure des forces faibles.
    C’est pas faux, mais la physique consensuelle fait bien plus petit avec un grand talent.
    je ne parle pas du LHC qui détecte des énergies infimes déposées par unes flots de particules dont une partie infinitésimales dépose une fois par an une trace anecdotique qui enthousiasme les scientifique comme une exhibition involontaire de Shakira.
    Il y a des expérience de labo visant à mesure la constante de gravitation qui fièrement annonce des précision de 10-100ppm

    http://journals.aps.org/prl/abstract/10.1103/PhysRevLett.111.101102

    j’ai bien aimé le dernier article de Ethan Siegel qui démontre que plus encore que la conservation du mouvement, très logiquement l’EmDrive met la physique sans dessus-dessous . c’est évident car comme les deux los de la thermodynamique sont reliées, les deux lois de la conservation du mouvement et de l’énergie sont reliées.

    D’un autre coté quand Dragonfly44 exige 99.99% de correction avec une matière invisible et inobservée, du jus concentré d’épicycle, déclarée vraie pour la seule et unique raison qu’elle arrange les physiciens, je crois qu’il n’est pas juste de basher les bricolos de l’EmDrive.

    La physique a un problème, la cosmologie, et reste à vérifier que l’EmDrive en est un légitime.
    Ca coutera moins cher a vérifier que les ondes gravitationnelles ou le boson de Higgs, mais ca coutera quelque millions.

    une autre critique est la comparaison avec Opera et ses neutrinos pas si supraluminique que ca.
    Il faut rappeler que la comparaison est de mauvaiuse foi, même si elle révelle un biais effrayant.
    Opéra c’est une unique expérience, dans un instrument de la taille d’un continent, d’une complexité incroyable, avec un résultat unique qui était contredit positivement (avec une mesure précise) par plusieurs autres expériences.
    Le biais malsain c’est que comme l’organisme était reconnu, cette expérience incroyablement sujette aux artefacts du fait de sa complexité, a été prise au sérieux plus que de raison, et plus qu’une poignée de labo différents qui ont testé avec des expérience bien plus simple, dans des conditions plus variées, des dispositifs intriguants.

    Ce biais apparait aussi dans l’EmDrive par le fait que c’est par une expérience d’un labo de la nasa qu’on a commencé à considérer divers travaux de par le monde.
    Dans une autre affaire qu eje suis j’ai observé, validé par la foule académique, le même genre de biais allant jusqu’à faire une carte ouvertement raciste des anomalies observées par les êtres inférieurs, et les échecs des hautes universités de l’Ivy League.

    Personne n’a d’ailleurs eu l’idée de comparer plutôt le type de chercheur, d’un coté des physiciens débutant dans le domaine mais dans un université reconnue, et de l’autre des labos militaires, industriels, d’état, avec des expérimentateurs expérimentés dans le domaine après une longue pratique appliquées aux besoins de l’industrie et de l’armée.

    C’est comme si pour détecter une fraude on faisait plus confiance à un docteur en math qu’a un comptable, voir à un psy (je compare ca aux analyse théorique de certains, qui sont comparable à l’analyse de la moralité de l’accusé, plus que de ses comptes). c’est pourtant ce qui se passe.

  17. Michael
    21 décembre 2016 at 9 h 52 min #

    Un test de l’EM drive déjà réalisé dans l’espace ?!
    ://www.nextbigfuture.com/2016/12/china-says-tests-of-propellentless.html?m=1

Laisser une réponse