Sélectionner une page

Les plus anciennes cellules sanguines trouvées dans une tique enfermée dans de l’ambre

5 Avr 2017 | 0 commentaires

tique-ambre17

Il y a des millions d’années, dans ce qui est aujourd’hui la République dominicaine, deux primates se sont engagés avec contentement dans un rituel de toilettage qui est encore courant aujourd’hui. En recherchant avec diligence des tiques et d’autres insectes, ils les jetaient au sol sans réfléchir. Mais une de ces tiques a atterri dans un morceau de sève collante, pour finir incorporée dans de l’ambre avec le sang de sa victime.

C’est l’histoire qu’un chercheur a reconstituée en estimant que le spécimen a entre 15 et 45 millions d’années, ce qui en fera les plus anciennes cellules sanguines de mammifères conservés. La découverte est d’autant plus intéressante qu’elle contient un parasite mangeur de globules sanguins couramment porté par les tiques.

Le spécimen a été décrit dans une étude réalisée par George Poinar, professeur à l’université de l’état de l’Oregon (Etats-Unis) et qui fut source d’inspiration pour le Jurassic Parc de Michael Crichton. Il a analysé les globules rouges et le parasite trouvé à l’intérieur, pour révéler la double histoire évolutive de nos ancêtres primates et des espèces qu’ils portaient bien malgré eux.

Avant de finir enrobée dans l’ambre, la tique a eu l’abdomen percé à deux endroits (certainement pincées), ce qui a fait couler du sang et trahit sa présence aux scientifiques curieux, des millions d’années plus tard. Les cellules sanguines sont très bien conservées. En plus de les protéger, l’ambre a également dessiné des contours sombres autour des cellules, ce qui les a amenés à clairement se démarquer.

Image d’entête (clic pour agrandir) : la tique préservée dans l’ambre, du sang de ce qui était probablement un primat est visible sur son dos. (George Poinar, Jr./ université de l’état de l’Oregon)

Après avoir extrait un échantillon, Poinar a cherché dans le sang des indices de son origine et a constaté que les cellules contenaient également ce qui ressemblait à un parasite Babesia qui infecte encore les mammifères aujourd’hui. Ils attaquent les globules rouges et provoquent généralement des symptômes semblables à ceux de la fièvre chez les personnes infectées. Les parasites étaient tellement bien conservés que Poinar a pu en observer les formes en fonction de leur stade de développement.

Il a réduit la liste possible des involontaires donneurs de sang en mesurant d’abord les cellules, pour finir avec 3 espèces : canine, léporidé (lapin) et primate. Bien qu’il n’y ait aucune preuve fossile de la présence de chiens ou de lapins dans la région à l’époque, on sait que les singes étaient déjà présents en Amérique du Sud il y a plus de 35 millions d’années. Les tiques sont généralement trouvées sur les primates et l’ordre des parasites auquel le Babesia appartient a également été trouvé chez les singes aujourd’hui. En outre, les marques sur les tiques (comme pincées) et sa présence dans l’ambre sont indicatives du comportement de toilettage.

L’étude nous montre que les tiques et les parasites ont une longue histoire de vie commune et que les mêmes mécanismes qui leur permettent de nous infecter aujourd’hui étaient déjà présents il y a plus de 15 millions d’années, avant même que les humains n’existent. Pour Poinar, les échantillons de sang seront également très importants pour les scientifiques qui tentent de déterminer comment les Babesias et les parasites similaires ont évolué.

L’étude publiée dans The Journal of Medical Entomology : Fossilized Mammalian Erythrocytes Associated With a Tick Reveal Ancient Piroplasms.

Faire un Don !

Pourquoi ?

Parce qu’il n'y a aucune publicité ici et que le Guru compte sur la générosité de ses lecteurs(trices) pour continuer à faire vivre GuruMeditation (...et son créateur par la même occasion). D'autres méthodes vous seront proposées en plus de PayPal.

Nos nuits gagnent 2 % de luminosité chaque année… et c’est un problème

L’immense popularité des composants électriques brillants et économes en énergie, appelés diodes électroluminescentes ou LED pour light-emitting diode, fut un atout pour l’environnement. Mais les chercheurs découvrent qu’elle a également un coût plutôt sérieux.

Le problème croissant de la pollution lumineuse ne montre aucun signe de ralentissement, ce qui est une mauvaise nouvelle pour nos écosystèmes et notre santé.

Finalement ces stries sombres qui descendent les pentes martiennes ne serait pas formées par de l’eau

Mars est un endroit assez aride, et bien que de vastes océans aient probablement déjà recouvert sa surface, de nos jours toute l’eau restante semble être enfermée dans la glace aux pôles ou sous terre. Mais en 2011, la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a repéré des stries sombres qui apparaissent en été et disparaissent en hiver dans la poussière martienne, faisant allusion à l’influence d’eau qui coule. En y regardant de plus près, un nouveau rapport…

Sur la mouche qui peut rester sèche dans l’eau la plus humide du monde

Le lac Mono, dans le désert de la Sierra Nevada en Californie, n’est pas un lac d’eau douce comme les autres. Non seulement il est trois fois plus salé que l’océan, mais il est également plein de carbonate de sodium et de borax, qui est essentiellement un détergent à lessive. Le pH élevé de l’eau lui confère une texture glissante et presque grasse.

Aucun poisson ou autre vertébré ne survit dans ce lac…

Sur la véritable identité de l’objet interstellaire qui a traversé notre système solaire

Il y a peu, un objet en provenance de l’espace interstellaire est apparu dans notre système solaire. L’Observatoire européen austral (ESO) a confirmé que l’objet, provisoirement dénommé A / 2017 U1, est en fait un astéroïde provenant de l’extérieur du système solaire. Le premier voyageur interstellaire détecté, maintenant appelé « Oumuamua », se révèle être différent de tous les objets repérés auparavant et il a erré…

80 changements de saison dans cette vidéo d’une planète Terre haletante

Cette nouvelle vidéo de la Terre montre comment notre planète a changé au cours des deux dernières décennies alors que les satellites de la NASA surveillaient continuellement les populations de plantes sur terre et dans les océans.

Elle montre la Terre “respirer” au fur et à mesure que les saisons changent, avec une couverture de neige sur les pôles Nord et Sud augmentant et diminuant périodiquement tandis que des zones vertes de végétation font de même…

3 700 mondes au-delà du système solaire classés dans un tableau périodique des exoplanètes

Chaque année, nous découvrons de nouvelles exoplanètes, des planètes à l’extérieure de notre système solaire et une équipe d’astronomes a trouvé une ingénieuse manière de cartographier les 3 736 exoplanètes que nous connaissons jusqu’à présent.

Il est appelé le tableau périodique des exoplanètes et il classe ces milliers de planètes en fonction de leur taille, composition et de…

Découverte d’une planète de la taille de la Terre accompagnée d’une paisible étoile à 2 pas cosmiques de chez nous

À seulement 11 années-lumière de notre système solaire, une exoplanète qui vient d’être découverte est la deuxième plus proche de la Terre et elle serait suffisamment tempérée pour potentiellement accueillir et maintenir la vie.

Les astronomes ont repéré ce monde de la masse de la Terre entourant la petite et pâle étoile Ross 128, qui se trouve à 11 années-lumière du soleil. La planète, connue sous le nom de Ross 128b, pourrait profiter de températures de surface favorables à la vie telle…

Une image de Saturne dans un dernier adieu à la sonde Cassini

Le 15 septembre, la sonde spatiale Cassini de la NASA a terminé sa mission à proximité de la renommée Saturne avec une plongée kamikaze dans l’atmosphère de la géante gazeuse. La NASA a maintenant publié une mosaïque de Saturne et ses anneaux créés à partir d’images prises par l’explorateur dans les derniers jours de sa 293e dernière orbite fatale.

La mosaïque est composée de 42 images individuelles prises par la caméra grand-angle de Cassini en utilisant des filtres spectraux…

Peut-on recloner un clone ? (oui!)

Une équipe de chercheurs de l’université nationale de Séoul, de l’université de l’Etat du Michigan et de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign a « recloné » le premier chien cloné. Dans leur étude, le groupe décrit la duplication du clone et offre une mise à jour sur la façon dont les chiens font.

En 2005, des chercheurs de l’université nationale de Séoul ont rapporté qu’ils avaient cloné un chien afghan, le premier chien à être…

Deux cartes pour comparer le temps que l’on mettait à atteindre sa destination dans le monde en 1914 et en 2016

La carte isochrone, en entête et sur laquelle vous allez cliquer pour l’agrandir, présente le temps qu’un voyageur mettait pour atteindre sa destination en partant de Londres avec les moyens de locomotion disponible en 1914.

Elle a été créée cette même année par le cartographe royal anglais John G. Bartholomew et incluse avec plusieurs autres outils de ce type dans son Atlas de géographie économique…

La première représentation par l’humain de chiens en laisse

Une équipe de chercheurs de l’institut Max-Planck (Allemagne) et de la Commission saoudienne du tourisme et du patrimoine national a documenté ce qui pourrait être la plus ancienne représentation de chiens par des êtres humains…

Des dauphins mâles vont cueillir des éponges pour tenter de séduire les femelles

Des chercheurs de l’université d’Australie-Occidentale ont capturé quelques images d’un rare étalage à visée sexuel : des dauphins mâles à bosse (Sousa) présentant de grandes éponges marines à des femelles dans une apparente tentative d’accouplement.

Ils ont documenté des dauphins à bosse mâles adultes australiens présentant de grandes éponges marines aux femelles, ainsi que des manifestations/ représentations visuelles et acoustiques…

Le robot Atlas s’entraine apparemment pour les Jeux Olympiques

Un robot qui marche, même si c’est devenu courant, ça reste impressionnant… mais qu’en est-il de celui qui peut faire des sauts périlleux arrière ? Cela deviendrait presque inquiétant… Cette semaine, la société américaine spécialisée en robotique Boston Dynamics a publié une vidéo de son dernier robot humanoïde Atlas qui peut non seulement sauter et tourner sur lui-même, mais aussi faire un saut périlleux arrière complet avant d’atterrir comme un gymnaste…

Comment visualiser les processus en œuvre dans une année d’ouragans ? (Vidéo)

Une simulation, réalisée à partir de données satellitaires de l’intense saison 2017 des ouragans de l’Atlantique, montre comment les météorologues du Goddard Space Center de la NASA emploient de minuscules aérosols tels que le sel de mer évaporé, la poussière du désert saharien et la fumée de feu pour visualiser comment une tempête se déplace sur l’océan et d’estimer sa future trajectoire…

Pin It on Pinterest

Share This