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Cérès-sel-final

Plus tôt cette année, la NASA a suscité notre intérêt autour d’un mystère : des taches très lumineuses sur la planète naine Cérès. Pratiquement chaque mois, l’agence spatiale a publié une nouvelle image prise alors que sa sonde spatiale Dawn s’en rapprochait.

Ce qui apparaissait au départ comme étant une seule tache, se révéla en être deux et peu de temps après, elles se sont avéré être de nombreux points lumineux plus petits. Toutes sortes de théories, officielles et non officielles, ont fait surface. Désormais, la NASA a une réponse et si vous espériez que cela soit une "base extarterrestre top-secrete”, vous allez être déçu… encore une fois. La réponse est très probablement ce que les chercheurs supputent depuis le début : du sel. En utilisant la surabondance de données recueillies par Dawn, la NASA a trouvé que les points lumineux sont probablement constitués de sulfates de magnésium hydratés, ou encore connus comme le sel anhydre d’Epsom.

Un survol de la région baptisée Occator sur Cérès (NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA) :

Les chercheurs ont constaté qu’il y a 130 de ces points lumineux sur Cérès, dont certains reflètent jusqu’à 50 % de la lumière du Soleil. Il a été noté qu’ils sont souvent trouvés dans des cratères d’impact. Les données de la caméra de la sonde ont aidé les chercheurs à mettre de côté la spéculation pour la présence de glace pour renforcer celle du sel.

Cependant ils pensent que la glace joue un rôle dans la formation de ces taches lumineuses. De la brume a déjà été repérée et cela pourrait indiquer la présence de vapeur d’eau ainsi que de la poussière et d’autres particules. La glace et le sel sont probablement exposés à la surface par des impacts, d’où leur corrélation avec des cratères d’impact.

La surface de Cérès, avec les 130 points lumineux indiqués en rouge. Les zooms en haut à gauche présentent le cratère Occator et le cratère Oxo en haut à droite, sont les deux régions les plus brillantes sur Cérès et les seuls cratères où a été détectée de la brume. En bas, un cratère plus typique sans brume ou sans indice pour la présence d’eau. (NASA / JPL-Caltech / UCLA / MPS / DLR / IDA)
Cérès-sel

L’étude publiée dans Nature : Sublimation in bright spots on (1) Ceres.

 

Sur l’origine de Cérès

Dans une autre étude publiée cette semaine, une équipe distincte de l’Institut national d’astrophysique de Rome a trouvé des preuves de la présence d’une classe de minéraux appelés phyllosilicates ammoniacés à travers la surface de Cérès. Ces minéraux, qui sont uniquement stables dans le glacial système solaire externe, suggèrent que Cérès, ou certains de ses constituants, se sont probablement formés loin de son emplacement actuel, avant qu’elle soit, en quelque sorte, transportée dans la ceinture d’astéroïdes.

Les chercheurs analysent actuellement les données prises à une résolution supérieure qui pourrait révéler plus de détails à propos de la disparité dans la composition de la surface.

L’étude publiée dans Nature : Ammoniated phyllosilicat with a likely outer solar sytem origin on Ceres.

Nest3

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