Un dinosaure de 110 millions d’années naturellement transformé en statue

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L’incroyable image d’un dinosaure "momifié" est devenue virale ce week-end suite à sa publication par le National Geographic qui a retracé l’histoire de ce mangeur de plantes blindé de 110 millions d’années, une nouvelle espèce de nodosaure dont les très jolis restes sont maintenant exposés au Royal Tyrrell Museum en Alberta, au Canada.

Image d’entête : le nodausore pétrifié. (Robert Clark/National Geographic)

La momie du nodosaure a été découverte par hasard par un opérateur d’équipement lourd, qui fouillait dans une mine de l’Alberta en 2011 pour une société canadienne spécialisée dans l’extraction du pétrole.

L’ancien animal est évidemment un spécimen remarquable, pas seulement quelques os éparpillés, mais une créature entière, transformée en statue avec des morceaux de tissu mou encore conservés.

Selon Caleb Brown, l’un des paléontologues qui étudient le fossile depuis qu’il a été découvert pour la première fois dans les sables bitumineux de l’Alberta :

C’est l’un des dinosaures les mieux conservés au monde. La peau est constituée d’écailles individuelles : des polygones hexagonaux ou octogonaux, entrecoupés d’ostéodermes, qui sont des armures corporelles. Ce qui le distingue est que chacun de ces ostéodermes a une couche de kératine, la même matière dont vos ongles sont faits et qui n’est presque jamais conservée.

(Robert Clark/National Geographic)nodosaur-fossile 2-17

Brown a ajouté que, bien que son équipe ne puisse voir le squelette, parce qu’il se trouve sous des centaines de kilos de chair de dinosaures pétrifiés, ils utilisent actuellement la tomodensitométrie pour analyser ses entrailles.

Nous pourrions éventuellement trouver un peu de ses organes internes, même son dernier repas.

La connaissance de l’environnement dans lequel le nodosaure a vécu et mort a permis à Brown et à ses collègues de savoir comment cette créature a échappé à la décomposition pendant 110 millions d’années. Selon les chercheurs, au début du milieu du Crétacé, l’Alberta aurait été un endroit très différent. Une grande mer intérieure très chaude et peu profonde s’étendait du golfe du Mexique jusqu’à l’océan Arctique. La plupart des dinosaures trouvés sont préservés près de la côte, où les grands systèmes fluviaux ont charrié des tas de sédiments dans cet océan intérieur, piégeant et fossilisant des morceaux d’animaux qui sont morts en cours de route.

Mais ce dino mort n’a pas été trouvé le long d’un littoral, mais plus au large, au fond d’un ancien lit de mer.

Selon Brown :

L’animal a été conservé dans un environnement dans lequel il ne vivait pas. Il aurait été vivant sur terre, et emporté par la mer, probablement après sa mort.

Au moment où la carcasse est arrivée dans l’océan, le processus de décomposition aurait commencé, des milliards de bactéries détruisant ses cellules et libérant des gaz nocifs. Ainsi, son corps aurait commencé à gonfler tel un grand ballon de chair en putréfaction, le laissant flotter sur la mer chaude jusqu’à ce que quelque chose l’ait fait se dégonfler/ éclater.

Après s’être échoué sur le fond marin, le nodosaure fut probablement enterré sous une épaisse couche de boue, le protégeant des charognards. Les faibles niveaux d’oxygène au fond de l’océan pourraient également avoir entravé sa décomposition. Finalement, la bête s’est pétrifiée, des minéraux durs remplaçant ses tissus mous, bien que selon Brown, des parties molles ne semblent pas complètement avoir disparu.

Ce n’est pas seulement la texture de la peau, certaines matières organiques sont toujours là, selon les chercheurs, ajoutant qu’il ne pouvait pas encore entrer dans les détails, car les résultats sont en attente de publication.

Les chercheurs soulignent que les conditions qui ont amené ce nodosaure à se pétrifier sont extrêmement inhabituelles, sans compter sur l’heureux hasard qui a permis sa découverte. Mais ils ne doutent pas qu’il y ait d’autres anciennes créatures pétrifiées du Crétacé là-bas.

La description de la découverte par le National Geographic :

Sur le site du National Geographic (qui était hors ligne au moment ou votre Guru écrivait ces dernières lignes) et l’étude est encore en cours d’évaluation par les pairs.

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Une réponse à “Un dinosaure de 110 millions d’années naturellement transformé en statue”

  1. Guillaume
    18 mai 2017 at 13 h 00 min #

    Dans les dents les créationnistes ! (Joke inside)

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