Sélectionner une page

Le mauvais odorat humain ne serait qu’un mythe

13 Mai 2017 | 0 commentaires

systeme olfactif

Depuis plus d’un siècle, on prête aux humains un très mauvais sens de l’odorat. Pourtant, selon une nouvelle étude, les humains ont un puissant odorat, c’est juste que nous ne sommes pas/ plus habitués à faire ressortir certaines informations de l’urine de nos congénères…

Une récente analyse réalisée par John McGann, spécialisé en neurobiologie et en cognition sensorielle à l’université Rutgers (États-Unis), revisite les preuves disponibles concernant l’olfaction humaine et s’attaque à la vieille idée que le nez du chien est 10 000 fois plus puissant que le nôtre. Ils sont en effet bien meilleurs à renifler les odeurs d’urines sur les lampadaires, dit-il, mais les humains ont un léger avantage quand il s’agit de bananes. Différentes espèces, semble-t-il, se spécialisent dans différentes odeurs.

Comme une étude publiée en 2014 le suggérait déjà et pour McGann, les humains peuvent faire la différence entre mille milliards d’odeurs différentes.

Le fait est que l’odorat est aussi bon chez les humains que chez les autres mammifères, comme les rongeurs et les chiens.

Alors, d’où sort l’idée que notre odorat est si mauvais ? McGann fait valoir qu’elle est originaire du célèbre neuro-anatomiste et libre penseur français Paul Broca (1824-1880), qui a suggéré que les lobes frontaux du cerveau humain, le siège de notre intelligence et de notre libre arbitre, étaient devenus beaucoup plus grands que ceux d’autres espèces et tout cela aux dépens d’autres capacités plus “animales” de notre cerveau.

Broca a plus particulièrement suggéré que les bulbes olfactifs (il y en a 2) du cerveau humain, où les odeurs sont traitées, se sont réduits pour s’adapter aux lobes frontaux élargis. Convaincus que la taille était en corrélation avec la capacité, Broca et d’autres ont jeté les bases de la notion d’une capacité olfactive diminuée.

Image d’entête : représentation du bulbe olfactif et des nerfs olfactifs humains (en jaune). (Patrick J. Lynch/ Wikipedia)

McGann conteste cette idée, arguant que comparer les volumes relatifs et absolus des bulbes olfactifs humains à d’autres espèces n’est pas un indicateur utile du pouvoir de notre odorat. Pour le chercheur, la meilleure mesure est de déterminer le nombre de neurones présents dans les bulbes.

Les humains ont donc des bulbes olfactifs relativement petits par rapport au volume global de leur cerveau. En ces termes, les souris ont des bulbes olfactifs 200 fois plus grands que ceux des humains, tandis que ceux des chiens sont 40 fois plus grands.

Mais une nouvelle technique permettant de quantifier le nombre de cellules olfactives dans les bulbes de différentes espèces a donné un résultat inattendu. Indépendamment de la taille du bulbe, le nombre absolu de neurones est remarquablement similaire dans une variété d’espèces qui, par ailleurs, varient considérablement en taille et en leur dépendance apparente à l’odeur. Que l’on soit un homme, une souris, un singe ou même une taupe avec un nez en étoile (Condylure étoilé), il y a un nombre magique de neurones, environ 10 m, nécessaire et suffisant pour atteindre la fonction olfactive. En d’autres termes, c’est l’abondance de ces neurones, pas la taille des structures anatomiques qui les abritent, qui est importante.

Le nez du Condylure étoilé. (Kenneth Catania)

De plus, les comparaisons directes sont trompeuses, car les recherches actuelles indiquent que « les différentes espèces ont des sensibilités différentes pour différentes substances odorantes ». Les humains ont un étonnant pouvoir olfactif quand il s’agit de certaines odeurs, comme l’acétate d’amyle dans les bananes ou les odorants dans le sang humain. D’autres espèces excellentes à détecter les odeurs qui les concernent.

Selon McGann, en modérant ses conclusions :

Des personnes se demandent si les humains sont meilleurs que les chiens à discerner les odeurs. Ce n’est pas ce que c’est. C’est une chose beaucoup plus nuancée. Vous pourriez être plus apte à repérer l’odeur de certaines plantes parce que vous les mangez, mais un animal carnivore et territorial comme le chien sera bien meilleur à discerner les odeurs à partir d’urine.

Ainsi nous ne sommes ni “meilleurs”, ni « plus mauvais » que les chiens. En fonction de notre mode de vie, il y a des odeurs auxquelles nous sommes plus sensibles et donc plus adapter à repérer que d’autres.

Notre olfaction spécifique est essentielle à l’être humain, souligne McGann, permettant une forme de communication, jouant dans le choix du partenaire et dans la socialité. Par exemple, une étude publiée en 2015 a montré que nous sentons inconsciemment nos mains après avoir serré celle d’un étranger. Les odeurs environnementales influencent fortement nos émotions et nos souvenirs.

En ce qui concerne l’avenir, les scientifiques commencent tout juste à déterminer le but de notre odorat dans notre vie quotidienne. Ils veulent ainsi connaître les odeurs auxquelles nous sommes les plus sensibles et ce qui rend les humains bon ou mauvais à les repérer. McGann espère également que les scientifiques pourront faire plus pour les personnes qui ont perdu leur odorat.

L’étude publiée dans Science : Poor human olfaction is a 19th-century myth.

Faire un Don !

Pourquoi ?

Parce qu’il n'y a aucune publicité ici et que le Guru compte sur la générosité de ses lecteurs(trices) pour continuer à faire vivre GuruMeditation (...et son créateur par la même occasion). D'autres méthodes vous seront proposées en plus de PayPal.

L’emplacement parfait pour une future base lunaire serait dans un tunnel de lave déjà repéré

De nouvelles données de l’Agence Japonaise d’Exploration Aérospatiale (JAXA) ont révélé de la présence d’un tunnel de 50 km de long sous la surface de la Lune, probablement la relique d’anciennes coulées de lave. Bien que l’existence de tunnels de lave ne soit pas nouvelle, cette dernière découverte semble être à la fois intacte et assez grande pour potentiellement servir d’habitat à de futurs colons lunaires…

Les chiens tenteraient de communiquer avec nous via leurs expressions faciales

Plus qu’une simple réflexion de leurs états émotionnels, une nouvelle étude révèle que les expressions faciales des chiens sont autant de potentielles tentatives actives de communication avec l’humain.

Selon des spécialistes du comportement animal de l’université de Portsmouth (Royaume-Uni), nos compagnons canins n’utilisent pas d’expressions faciales pour réagir aux friandises, suggérant qu’elles ne devraient pas être associées à de l’excitation comme nous le…

Des historiens du climat associent l’effondrement de l’ancienne Égypte avec une lointaine éruption volcanique

Le suicide de Cléopâtre avec son amant, le général romain Marc Antoine, et la chute de l’ancienne Egypte sont le fruit de théorie. Le drame shakespearien mis à part, il y a souvent d’autres éléments qui viennent alimenter l’effondrement d’un empire que seules des querelles politiques.

Récemment, des chercheurs ont retracé un effet domino de bouleversements sociaux et…

De l’eau de fonte aurait pu creuser les vallées d’une ancienne Mars froide et glacée

De nouvelles recherches pourraient combler le fossé entre deux idées concernant le climat de l’ancienne Mars : l’histoire “chaude et humide” issue de la géologie martienne et le passé “froid et glacé” des modèles atmosphériques.
Cela fait un certain que les scientifiques essayent de savoir à quoi ressemblait l’ancienne Mars, mais la planète rouge a offert des indices mitigés. Les vallées et les lits de lacs sculptés par l’eau laissent peu de doute que celle-ci a coulé à sa surface. Mais les…

L’intelligence artificielle de Google n’a même plus besoin des humains pour les surpasser au jeu de go

L’intelligence artificielle (IA) AlphaGo de Google DeepMind, qui avait déjà battu l’humain au jeu de go, est devenue encore plus intelligente. Le dernier système de l’entreprise a non seulement battu toutes les précédentes versions du logiciel, mais il l’a fait tout seul.

Selon Demis Hassabis, PDG et cofondateur de DeepMind :

La chose la plus frappante pour moi est que nous n’avons plus besoin de données humaines…

Une nouvelle ère de l’astronomie se profile avec la détection des ondes gravitationnelles issues de la fusion de deux étoiles à neutron

Voilà un nouveau grand pas en avant pour l’astronomie !

Pour la première fois, des scientifiques ont détecté les ondes gravitationnelles produites par une paire d’étoiles à neutrons entrant en collision et la lumière produite par la boule de feu qui en suivit. L’exploit de détecter les deux types de signaux a permis aux astronomes de regarder les étoiles à neutrons en collision et de confirmer de vieilles théories sur la façon dont un tel cataclysme cosmique se déroulerait…

Des chercheurs en génétique réfutent une vieille hypothèse raciste

Le racisme est un héritage ridicule transmis par des personnes à la peau claire vivant en Europe au Moyen Âge, dont la nouvelle capacité à parcourir de longues distances a conduit à leurs premières rencontres avec des personnes à la peau plus foncée. Si effrayés par les différences de couleur de peau, ils n’ont pas compris que les individus qu’ils rencontraient étaient en fait des humains et qu’ils devaient les traiter comme tels…

L’équateur de pluton est couvert de gratte-ciels tranchants de glace de méthane

Alors que la NASA continue d’examiner la pléthore de données de la mission New Horizons, une intéressante caractéristique se situant à l’équateur de Pluton a été identifiée comme étant : “d’immenses (gratte-ciels) lames de glace de méthane »…

La réalisation d’une représentation scientifique de la fécondation à l’inspiration Star Wars conduit à une découverte (Vidéo)

Lorsque les scientifiques, Don Ingber, directeur de l’Institut Wyss (université de Harvard, Cambridge) et le chercheur Charles Reilly ont réalisé la vidéo intitulée “The Beginning” ci-dessous, qui a le grand mérite d’exprimer visuellement les processus microscopiques impliqués dans la fécondation humaine tout en s’inspirant de Stars Wars, ils ont fait une découverte scientifique.

Dans la vidéo, les spermatozoïdes ont le rôle des X-Wing des rebelles et l’ovaire, de l’étoile de la mort…

Sur le danger des débris spatiaux à la dérive (Vidéo)

En 1958, les États-Unis ont lancé le premier satellite à énergie solaire, Vanguard 1, en orbite. Plus de 2 200 jours plus tard, il est toujours en orbite et c’est l’un des plus vieux débris de l’espace parmi les 100 millions actuellement en orbite autour de la Terre… une belle réaction en chaine en perspective.

Alors que l’espace autour de la planète devient de plus en plus…

Un dernier cri dans l’abysse

Cette photo montre la tête d’un petit serpent, bouche ouverte, qui disparaît dans l’œsophage d’une grenouille verte d’Australie, une rainette de White. En fait, cette image existe au moins depuis 2016, mais elle a été remise en avant via un post sur le site reddit, intitulé : « Un dernier cri dans les Abysssss »…

Une étude mesurant le QI de différentes Intelligences Artificiels place Google en tête

L’intelligence artificielle (IA) de Google a obtenu un score deux fois plus élevé que Siri d’Apple dans une analyse comparative conçue pour évaluer la menace de l’IA.

Les chercheurs Feng Liu, Yong Shi et Ying Liu de l’Académie chinoise des sciences écrivent…

Première vidéo en 360° d’une sortie dans l’espace

Voici la première vidéo en 360 degrés obtenue dans l’espace. Elle a été enregistrée alors qu’une paire de cosmonautes russes lançaient des nanosatellites de l’extérieur de la Station spatiale internationale (ISS)…

Pourquoi cette araignée à la tête de Pikachu en guise d’arrière-train ?

L’explorateur Jonathan Kolby du National Geographic était dans la jungle au Honduras à la recherche d’amphibiens quand il a repéré une araignée avec un arrière-train spectaculaire.

L’araignée (Micrathena sagittata) est rouge, à l’exception d’un abdomen qui ressemble à la tête de Pikachu, un personnage Pokémon. Ce n’est pas une espèce rare, mais simplement minuscule et difficile à repérer même si vous les recherchez…

Pin It on Pinterest

Share This