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Découverte d’un nouveau Tyrannosaure très sensible du visage

2 Avr 2017 | 0 commentaires

Daspletosaurus horneri3

Les scientifiques ont découvert une nouvelle espèce de tyrannosaure qui vivait il y a 75 millions d’années sur les plaines de ce qui est maintenant le Montana, et il a permis de fournir un tout nouvel éclairage sur ce à quoi ressemblaient la face des tyrannosaures, comme l’emblématique Tyrannosaurus rex.

Il s’avère qu’ils étaient beaucoup plus sensibles que prévu et qu’ils portaient les mêmes nerfs qui font éternuer certaines personnes lorsqu’ils regardent la lumière du soleil.

Ce prédateur a été nommé Daspletosaurus horneri. Il faisait environ 9 mètres de long, 2,2 mètres de haut et présentait quelques étranges particularités. D’une part, il a suivi une forme inhabituelle d’évolution appelée anagénèse, lorsqu’une espèce plus ancienne s’éteint progressivement en devenant une nouvelle.

En utilisant la datation radiométrique, une équipe dirigée par Thomas Carr du Carthage College au Wisconsin a établi qu’avant que le D. horneri n’ait émergé et qu’il ait commencé à terroriser ses proies, de plus petits dinosaures, comme des théropodes et des hadrosaures, son parent plus âgé était une espèce distincte, le Daspletosaurus torosus.

Selon Carr :

Lorsque nous considérons l’âge géologique des deux espèces, l’évolution du Daspletosaurus nous donne une indication de la lenteur de l’évolution pouvant influencer les grands dinosaures qui, dans ce cas, ont dépassé 2,3 millions d’années.

Cette trajectoire évolutive est une particularité, mais elle n’est pas unique. Les chercheurs soulignent que l’anagénèse a également été trouvée chez certains dinosaures à bec de canard et à cornes.

Non seulement le spécimen a révélé une évolution inhabituelle, mais il a également permis aux chercheurs de reconstruire le visage du D. horneri avec une grande précision.

Composé de deux crânes et squelettes complets, d’une mâchoire partielle inférieure et d’une série d’autres os, le dossier fossile disponible pour reconstruire le D. horneri était idéal.

A partir de l’étude, crâne et mâchoires de Daspletosaurus horneri. (Thomas Carr et Col. /Scientific Reports)
Daspletosaurus horneri2

L’équipe a été en mesure de modéliser en détail le visage du nouveau tyrannosaure, comme les grandes écailles plates autour de sa bouche, l’épaisseur des plaques de son épaisse peau, des cornes devant ses yeux et un museau très sensible.

Comme pour l’image d’entête (clic pour agrandir), tirée de l’étude, représentation détaillée de la face d’un Daspletosaurus horneri. (Dino Pulerà)
Daspletosaurus horneri

Cela peut paraître fou qu’autant de détails aient été recueillis à partir de surfaces osseuses, mais comme l’explique Michael Greshko :

L’os vivant est façonné par les matrices des muscles, des nerfs et des vaisseaux sanguins qui se heurtent constamment et le nourrissent.

Tous ces tissus laissent une empreinte sur l’os fossilisé, ce qui donne des indices aux chercheurs sur ce à quoi la créature éteinte ressemblait avec de la chair.

De plus, pour reconstituer le portrait du prédateur, les chercheurs ont dû aller au-delà de leur domaine d’étude en comparant leurs résultats avec l’anatomie des plus proches parents vivants des dinosaures, les oiseaux et les crocodiliens. Ils ont ainsi trouvé un réseau complexe de nerfs faciaux, étonnamment similaire à ce qui se trouve sous la peau des crocodiles aujourd’hui.

Les chercheurs suggèrent que le fait d’avoir un museau super sensible aurait été utile à ses anciens prédateurs nidificateurs pour manipuler leurs œufs et les bébés tyrannosaures. Ils frottaient même peut-être leur nez entre eux comme une forme de préliminaires.

Selon l’un des membres de l’équipe, l’anatomiste Jayc Sedlmayr de l’école de médecine de La Nouvelle-Orléans :

Notre recherche d’un réseau sensoriel complexe est particulièrement intéressante, car elle provient du nerf trijumeau.

Il a une histoire évolutive extraordinaire pour se développer en un « sixième sens » très différent, dans différents vertébrés.

Le nerf trijumeau dans le visage du tyrannosaure est le même qui recueille des informations sensorielles à travers les moustaches de nombreux animaux et fait éternuer certaines personnes exposées à la lumière du soleil.

Selon Sedlmayr :

À certains égards, les composantes faciales du nerf trijumeau de ces dinosaures reflètent celle des humains.

Cela nous rappelle la sensation de nos muscles faciaux, ce qui nous permet d’affiner et de coordonner les expressions émotionnelles et sociales si importantes pour la communication humaine.

L’étude publiée dans Scientific Reports : A new tyrannosaur with evidence for anagenesis and crocodile-like facial sensory system.

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Il s’avère qu’ils étaient beaucoup plus sensibles que prévu et qu’ils portaient les mêmes nerfs qui font éternuer certaines personnes lorsqu’ils regardent la lumière du soleil.

Ce prédateur a été nommé Daspletosaurus horneri. Il faisait environ 9 mètres de long, 2,2 mètres de haut et présentait quelques étranges particularités. D’une part, il a suivi une forme inhabituelle d’évolution appelée anagénèse, lorsqu’une espèce plus ancienne s’éteint progressivement en devenant une nouvelle.

En utilisant la datation radiométrique, une équipe dirigée par Thomas Carr du Carthage College au Wisconsin a établi qu’avant que le D. horneri n’ait émergé et qu’il ait commencé à terroriser ses proies, de plus petits dinosaures, comme des théropodes et des hadrosaures, son parent plus âgé était une espèce distincte, le Daspletosaurus torosus.

Selon Carr :

Lorsque nous considérons l’âge géologique des deux espèces, l’évolution du Daspletosaurus nous donne une indication de la lenteur de l’évolution pouvant influencer les grands dinosaures qui, dans ce cas, ont dépassé 2,3 millions d’années.

Cette trajectoire évolutive est une particularité, mais elle n’est pas unique. Les chercheurs soulignent que l’anagénèse a également été trouvée chez certains dinosaures à bec de canard et à cornes.

Non seulement le spécimen a révélé une évolution inhabituelle, mais il a également permis aux chercheurs de reconstruire le visage du D. horneri avec une grande précision.

Composé de deux crânes et squelettes complets, d’une mâchoire partielle inférieure et d’une série d’autres os, le dossier fossile disponible pour reconstruire le D. horneri était idéal.

A partir de l’étude, crâne et mâchoires de Daspletosaurus horneri. (Thomas Carr et Col. /Scientific Reports) Daspletosaurus horneri2

L’équipe a été en mesure de modéliser en détail le visage du nouveau tyrannosaure, comme les grandes écailles plates autour de sa bouche, l’épaisseur des plaques de son épaisse peau, des cornes devant ses yeux et un museau très sensible.

Comme pour l’image d’entête (clic pour agrandir), tirée de l’étude, représentation détaillée de la face d’un Daspletosaurus horneri. (Dino Pulerà)
Daspletosaurus horneri

Cela peut paraître fou qu’autant de détails aient été recueillis à partir de surfaces osseuses, mais comme l’explique Michael Greshko :

L’os vivant est façonné par les matrices des muscles, des nerfs et des vaisseaux sanguins qui se heurtent constamment et le nourrissent.

Tous ces tissus laissent une empreinte sur l’os fossilisé, ce qui donne des indices aux chercheurs sur ce à quoi la créature éteinte ressemblait avec de la chair.

De plus, pour reconstituer le portrait du prédateur, les chercheurs ont dû aller au-delà de leur domaine d’étude en comparant leurs résultats avec l’anatomie des plus proches parents vivants des dinosaures, les oiseaux et les crocodiliens. Ils ont ainsi trouvé un réseau complexe de nerfs faciaux, étonnamment similaire à ce qui se trouve sous la peau des crocodiles aujourd’hui.

Les chercheurs suggèrent que le fait d’avoir un museau super sensible aurait été utile à ses anciens prédateurs nidificateurs pour manipuler leurs œufs et les bébés tyrannosaures. Ils frottaient même peut-être leur nez entre eux comme une forme de préliminaires.

Selon l’un des membres de l’équipe, l’anatomiste Jayc Sedlmayr de l’école de médecine de La Nouvelle-Orléans :

Notre recherche d’un réseau sensoriel complexe est particulièrement intéressante, car elle provient du nerf trijumeau.

Il a une histoire évolutive extraordinaire pour se développer en un « sixième sens » très différent, dans différents vertébrés.

Le nerf trijumeau dans le visage du tyrannosaure est le même qui recueille des informations sensorielles à travers les moustaches de nombreux animaux et fait éternuer certaines personnes exposées à la lumière du soleil.

Selon Sedlmayr :

À certains égards, les composantes faciales du nerf trijumeau de ces dinosaures reflètent celle des humains.

Cela nous rappelle la sensation de nos muscles faciaux, ce qui nous permet d’affiner et de coordonner les expressions émotionnelles et sociales si importantes pour la communication humaine.

L’étude publiée dans Scientific Reports : A new tyrannosaur with evidence for anagenesis and crocodile-like facial sensory system.

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