Sélectionner une page

Ils ont transféré dans un autre organisme l’un des super pouvoirs du Tardigrade (bientôt chez l’humain ?)

21 Mar 2017 | 3 commentaires

Tardigrade17

Les minuscules tardigrades, aussi connus sous le nom d’oursons d’eau, ont de nombreuses et étranges propriétés, notamment la capacité de supporter d’intenses radiations, des températures allant de 150 °C à près du zéro absolu et des pressions six fois supérieures aux plus profondes fosses océaniques.

Ils peuvent avoir des rapports sexuels dans l’espace, être ramenés à la vie après avoir été congelés pendant des décennies… A propos, le Guru en profite, une étude récente au Japon a montré que la grande majorité des gènes des tardigrades (lui) sont “propriétaires”, ce qui signifie que ces animaux ont eux-mêmes évolué leurs traits et qu’ils n’ont pas été “volés” à d’autres animaux, un processus évolutif connu sous le nom de transfert horizontal de gènes (contrairement à ce qui avait été déterminé dans une précédente étude). Ainsi, les tardigrades ont des gènes et par conséquent, des caractéristiques, qui ne sont pas observés ailleurs dans le règne animal. Et oui, ils sont étranges et indestructibles, et maintenant des scientifiques ont compris comment transmettre leur capacité unique à former du verre protecteur vivant, dans d’autres organismes.

Pendant des années, les scientifiques ont essayé de comprendre comment ces créatures microscopiques pouvaient survivre des années de dessiccation extrême et à près de 100 % de perte d’eau.

Pour Thomas Boothby de l’université de Caroline du Nord :

Ils peuvent rester comme ça à l’état sec pendant des années, voire des décennies, et lorsque vous les remettez dans l’eau, ils revivent en quelques heures.

Ils courent à nouveau, ils mangent, ils se reproduisent comme si rien ne s’était passé.

On a supposé que leur survie reposait sur un sucre appelé tréhalose, qui est ce que les artémies (“singes de mer”), utilisent pour préserver leurs cellules pendant la dessiccation. Mais la recherche a montré que les niveaux de tréhalose sont beaucoup plus faibles chez les tardigrades desséchés que dans les artémies, donc cela ne pouvait être la solution.

Il s’avère que ce que Boothby et ses collègues ont découvert en 2015 a fini par être plus étrange que ce qui avait été imaginé. Les tardigrades produisent un type de “bioverre” (bioglass) spécifique qui maintient leurs protéines et leurs molécules essentielles en suspension jusqu’à ce qu’elles soient réhydratées. Ainsi, les oursons d’eau se “revêtissent” du verre vivant quand ils sont désséchés et lorsqu’ils seront réhydratés par de l’eau ordinaire leurs protéines vont reprendre leur forme/ souplesse habituelle et les sortir de l’animation suspendue.

Depuis l’identification des protéines responsables de la production de ce bioglass, appelées “protéines intrinsèquement désordonnées” (TDPs pour “Tardigrade intrinsically disordered proteins”), Boothby et son équipe ont découvert qu’ils pouvaient modifier d’autres créatures afin qu’elles portent ces protéines et survivent à la dessiccation.

Comme leur nom l’indique, les protéines intrinsèquement désordonnées (TDPs) sont sans forme et très souples dans des conditions normales, mais quand une sècheresse extrême se produit, leur production s’intensifie et elles se réorganisent en verres biologiques solides.

Ces nouvelle structures de verre TDPs ciblent des protéines, des molécules et d’autres parties essentielles des cellules lorsque le tardigrade commence à perdre de l’eau et elles les enferment dans des enveloppes rigides et protectrices pour ne pas finir en morceaux lors du processus de dessiccation.

Curieusement, ces protéines sont essentielles à la survie des tardigrades, mais lorsque Boothby et son équipe ont conçu des oursons d’eau avec de faibles niveaux de TDPs, ceux-ci n’ont pas affecté leur résistance contre d’autres contraintes comme le gel.

Lorsque l’équipe a inséré ces gènes dans des levures vivantes et des bactéries, ils ont constaté que les TDPs les protégeaient de la dessiccation extrême tout comme les tardigrades.

Selon Boothby :

Les TDPs sont suffisantes même dans un tube à essai pour protéger le matériel biologique purifié comme les enzymes sensibles à la dessiccation. On croit que les solides vitreux qu’ils forment recouvrent les molécules sensibles à la dessiccation et les empêche physiquement de se briser, de se déplier ou de fusionner.

Bien que nous ayons entendu parler de ces recherches au cours des deux dernières années, les résultats n’avaient pas été vérifiés indépendamment par le biais de l’évaluation par les pairs. Les résultats de l’équipe ont maintenant été publiés officiellement, ce qui signifie que nous avons la preuve et le concept pour faire de cette superpuissance du tardigrade peut-être la nôtre… c’est en fait une possibilité, car tandis que les levures et les bactéries ne sont pas les organismes les plus complexes dans le monde, il y a des indices que les TDPs pourraient s’adapter aux créatures plus grandes, plus complexes.

Lorsque l’équipe a décidé d’exprimer le gène qui contrôle la production de TDPs dans des cellules épithéliales humaines spécialement conçues (HeLa), ils ont découvert qu’elles produisaient du bioglass lors de la dessiccation. Et une expérience distincte, l’année dernière, a également constaté que la protéine qui protège les tardigrades de quantités folles de rayonnement peut être transférée à des cultures de cellules humaines.

D’autres applications possibles incluent : le développement de cultures capables de survivre à de sévères sècheresses prolongées, de médicaments qui peuvent enfin être stockés à température ambiante au lieu d’être constamment refroidis, ce qui rend extrêmement difficile l’approvisionnement dans les communautés éloignées et en développement.

Selon Boothby :

D’être capable de stabiliser les produits pharmaceutiques sensibles à l’état sec est très important pour moi personnellement. J’ai grandi en Afrique, où le manque de réfrigération dans les régions éloignées est un énorme problème. Ces applications réelles sont l’une des choses qui m’ont amené à étudier les tardigrades.

L’étude publiée dans Molecular Cell : Tardigrades Use Intrinsically Disordered Proteins to Survive Desiccation.

Faire un Don !

Pourquoi ?

Parce qu’il n'y a aucune publicité ici et que le Guru compte sur la générosité de ses lecteurs(trices) pour continuer à faire vivre GuruMeditation (...et son créateur par la même occasion). D'autres méthodes vous seront proposées en plus de PayPal.

Des dinosaures produisaient des œufs tout aussi colorés que certains de nos oiseaux

En analysant des fossiles de coquilles d’œufs provenant de Chine, des chercheurs ont trouvé des preuves qu’un dinosaure omnivore, à l’allure d’une autruche, déposait des œufs bleu-vert, ce qui pouvait aider à les camoufler dans leurs nids ouverts creusés à même le sol.

Il y a quelques pigments qui donnent aux œufs d’oiseaux une couleur bleu-vert, appelés protoporphyrine et biliverdine…

De très grosses grenouilles mangeaient de petits dinosaures

Des spécimens exceptionnellement gros de Beelzebufo ampinga, une espèce de grenouille éteinte qui vivait à Madagascar pendant l’époque du Crétacé supérieur, il y a environ 68 millions d’années, étaient capables de manger de petits dinosaures, selon une équipe de recherche internationale dirigée par des scientifiques de l’université Polytechnique d’Etat de Californie…

Des araignées femelles encore vierges se sacrifient en se laissant manger par les petits d’autres femelles

Difficile d’imaginer des araignées se sacrifier pour le bien commun de leur colonie. Mais, selon une nouvelle étude, les femelles vierges de l’araignée sociale Stegodyphus dumicola s’occupent des jeunes araignées comme leur véritable mère, entretenant le sac d’œufs au point de se faire dévorer par les petits.

Cette araignée n’est qu’une des 20 espèces…

Sur l’étrange exoplanète aussi noir que l’asphalte qui absorbe la lumière de son étoile

Une nouvelle étude d’une mystérieuse et chaude exoplanète, appelée WASP-12b, l’a révélé comme étant une singularité d’un noir profond et absorbant la lumière de son étoile, la faisant apparaître « aussi noir que de l’asphalte frais ».

WASP-12b a été découverte en 2008 en orbite autour de l’étoile WASP-12, à environ 1400 années-lumière de notre système solaire. L’exoplanète fait presque le double de la taille de Jupiter et elle est positionnée très près de son étoile, à seulement 3,2 millions…

Le “parasite du chat” serait lié à bon nombre de troubles neurologiques

Le parasite du cerveau, le Toxoplasma gondii est estimé touché au moins 2 milliards de personnes à travers le monde, et de nouvelles preuves suggèrent que cet indésirable locataire pourrait être plus dangereux que nous le pensons. Alors que ce protozoaire pose le plus grand risque au développement des fœtus infectés dans l’utérus, de nouvelles recherches suggèrent que le parasite pourrait altérer et amplifier une variété de troubles neurologiques, comme l’épilepsie, la maladie…

Ig Nobel : les gagnants 2017 de la science qui fait d’abord rire et ensuite réfléchir

Comme chaque année, les membres de The Annals of Improbable Research ont accordé les prix annuels Ig Nobel à des scientifiques méritants qui ont capturé notre imagination avec leurs recherches fascinantes, mais étranges, qui font d’abord rire et ensuite réfléchir.

Cette 27e cérémonie, comme à son habitude farfelue où personne ne se prend véritablement au sérieux…

Suivez en direct avec le Guru la rentrée kamikaze de la sonde Cassini dans l’atmosphère de Saturne (Live)

Ce billet sera mis à jour tout au long du dernier périple de la sonde Cassini.

Aujourd’hui (15 septembre 2017), juste avant 22h00 (AEST) 14h00 heure française, la sonde spatiale Cassini de la NASA mettra fin à sa mission de découverte de 20 ans, en se transformant en une boule de feu dans les cieux de Saturne, dans ce qui est appelé son “Grand Final”…

Des girafes blanches sauvages repérées au Kenya

Au début du mois de juin, les gardiens du programme de conservation Hirola au Kenya ont repéré une girafe femelle blanche et son petit tout aussi blanc. Au début du mois d’août, ils ont enfin pu capturer des images.

Comme ce homard à coques translucides qui a été pécher récemment, ces girafes ne sont pas albinos, mais ont une malformation génétique appelée Leucisme. Cela signifie une perte partielle de pigmentation dans leurs cellules cutanées…

L’image poignante d’un petit hippocampe tenant fermement un coton-tige

Cette triste image (clic pour agrandir) montre un petit hippocampe tenant fermement un coton-tige dans les eaux bleu-vert autour de l’Indonésie.

Le photographe californien, Justin Hofman, a pris cette photo l’an dernier au large des côtes de Sumbawa, une île indonésienne dans la chaîne des Petites îles de la Sonde…

La plus couteuse compilation des échecs des fusées réutilisables de SpaceX

Les nombreux crashs de SpaceX ont été compilés dans une seule vidéo éditée en partie par Elon Musk, le fondateur et directeur de l’entreprise américaine SpaceX. Cette vidéo contient les nombreuses tentatives ratées d’atterrir leur “Orbital Rocket Booster” avant d’obtenir une réussite. C’est probablement la compilation d’échec la plus chère jamais produite pour YouTube…

Une comparaison des cyclones au fil des années

Reigarw Comparisons (Youtuber) a créé une fascinante comparaison de la taille des ouragans au fil des années.

Nous comparons la taille et la puissance des ouragans, des tornades, des typhons et des cyclones, d’une tempête tropicale à un ouragan de catégorie 5 tel que l’ouragan Irma, l’ouragan Andrew et l’ouragan Katrina et même plus…

Sur les stations de lavage des tortues caouannes (vidéo)

Dans les eaux cristallines de l’île grecque de Zakynthos, des centaines de tortues Caouanne (Caretta Caretta) utilisent des roches isolées pour se gratter/ se débarrasser des bernacles collées à leurs carapaces et ainsi se refaire une beauté. Les biologistes ont recueilli des preuves vidéo du comportement dans une étude publiée récemment…

Pulvérisation d’acide de fourmis sur une main

“Nature Is Scary” a posté cette vidéo sur Twitter montrant ce qui se passe lorsque les fourmis rousses des bois, couramment trouvées en Europe, vous perçoivent comme une menace : elles éjectent de l’acide formique (à l’odeur de vinaigre) de leur abdomen pour, à l’origine, faire fuir les oiseaux affamés comme les pics et les geais.

“Merci Harvey !” : Iles flottantes de fourmis de feu

Un nouvel enfer pour les plaines inondées du Texas par la tempête harvey : voici une énorme masse flottante d’agressives fourmis de feu au Texas (envahissantes et piqueuses). (Photo de Brant Kelly)

Selon l’entomologiste et conservateur à l’université du Texas à Austin, Twilight Alex Wild, en réponse à l’image ci-dessous…

Pin It on Pinterest

Share This