Sélectionner une page

Plus proche que jamais d’un vaccin, voire deux, contre le paludisme

17 Fév 2017 | 0 commentaires

Moustique17

Un nouveau vaccin contre le paludisme a montré jusqu’à 100 % d’efficacité dans des essais cliniques.

Le paludisme/ malaria tue toujours plus de 400 000 personnes chaque année, la plupart en Afrique et près des trois quarts des décès touchent les enfants de moins de cinq ans. l’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime qu’environ 214 millions de personnes ont été infectées uniquement pour l’année 2015.

Le paludisme est transmis par un groupe de parasites transmis par les moustiques. La plupart des infections et des décès sont causés par le parasite particulièrement virulent, Plasmodium falciparum.

Le potentiel vaccin introduit les parasites vivants du paludisme chez des patients, jumelés avec les médicaments nécessaires pour les combattre. Il a été administré à 67 humains en bonne santé et les 9 participants ayant reçu la dose la plus élevée ont été protégés à 100% contre la maladie pendant au moins 10 semaines après la vaccination.

Il s’agit seulement d’un essai clinique en phase II, qui vise à déterminer dans quelle mesure le vaccin fonctionne chez un petit groupe de personnes en bonne santé, ainsi qu’à tester les effets secondaires.

Mais ce qui est très positif, c’est que ce n’est pas le seul vaccin candidat actuellement à surmonter les essais cliniques.

L’année dernière, l’OMS a annoncé qu’un programme pilote impliquant le premier vaccin antipaludique autorisé au monde, le RTS,S/AS01 également connut sous le nom de Mosquirix qui sera déployé dans trois pays d’Afrique subsaharienne en 2018. Le Mosquirix a jusqu’ici prouvé être efficace jusqu’à 50 % chez les enfants, mais il est espéré que des essais plus poussés et des ajustements dans son dosage pourraient améliorer son efficacité.

Pour en revenir au nouveau vaccin candidat, appelé Sanaria® PfSPZ-CVac, il vient d’être autorisé à passer aux essais cliniques de phase II. Le processus de développement n’est pas aussi avancé que le Mosquirix, mais jusqu’à présent, il présente le potentiel d’être beaucoup plus efficace.

Indépendamment de celui qui finira par offrir une meilleure protection, la réalité est qu’après plus d’un siècle, nous sommes finalement très proches non pas d’un seul, mais de deux vaccins viables contre le paludisme.

Les  précédents vaccins candidats, y compris le Mosquirix, ont été conçus pour protéger le corps contre cette maladie en introduisant différentes molécules du parasite. L’espoir est que ce “petit aperçu de la menace” suffirait à amener le système immunitaire à déclencher une attaque complète à la prochaine rencontre, mais jusqu’à présent, cette approche n’a pas prouvé être suffisamment efficace pour offrir 100 % de protection chez les humains.

Mais le dernier candidat à atteindre les essais cliniques a une stratégie différente. Le Sanaria® PfSPZ-CVac est inhabituel, car il contient tout le parasite vivant du paludisme, pas seulement des parties du pathogène ou des versions inactivées de celui-ci. Ces parasites ont été injectés dans le corps des participants à l’essai aux côtés de médicaments appelés chloroquine, connu pour tuer les parasites.

Le vaccin a été administré à 67 participants adultes en bonne santé qui n’avait jamais contracté le paludisme auparavant. Différentes doses du vaccin candidat ont été testées et la meilleure protection a été constatée chez 9 personnes qui ont reçu 3 fois la dose la plus élevée à des intervalles de 4 semaines.

Dix semaines après les essais, 9 d’entre eux présentaient 100 % de protection contre la maladie. Les chercheurs ont cessé de mesurer la réponse des anticorps à ce moment-là, mais les participants ont montré des signes de protection continue après.

Selon Peter Kremsner, l’un des chercheurs menant l’essai (German Centre for Infection Research – DZIF) :

Cette protection a été probablement causée par des lymphocytes T spécifiques et des réponses d’anticorps contre les parasites dans le foie.

Le foie est particulièrement important dans l’infection du paludisme, car après la piqure d’un moustique infecté, le parasite s’y propage et il s’y reproduit avant d’envahir le corps.

Cycle de vie du Plasmodium falciparum. (Nature Publishing Group)
cycle vie plasmodium

Pendant ce temps d’arrêt dans le foie, le système immunitaire pourrait arrêter l’infection, mais le parasite ne rend pas la personne atteinte malade donc il ne fait rien. Les médicaments actuels, y compris la chloroquine, traitent le parasite dès qu’il émerge du foie, mais afin de vraiment nous en prémunir, nous devons arrêter le paludisme avant qu’il arrive au foie.

En injectant à des personnes un parasite actif directement dans leur circulation sanguine, le nouveau vaccin imite la deuxième partie de la maladie, donnant au corps un aperçu de ce qui va arriver, afin qu’il puisse l’arrêter dès le début.

Selon Benjamin Mordmueller leader de l’essai :

En vaccinant avec un agent pathogène vivant, pleinement actif, il semble clair que nous avons été en mesure de déclencher une très forte réponse immunitaire. En outre, toutes les données que nous avons jusqu’à présent indiquent que ce que nous avons ici est une protection à long terme relativement stable.

Le fait que le parasite soit injecté aux côtés de la chloroquine signifie également que les participants sont protégés contre le développement réel de la maladie. Alors que le groupe de neuf personnes ayant reçu la dose la plus élevée avait la meilleure protection contre la maladie, les doses plus faibles administrées à d’autres groupes ont atteint une efficacité comprise entre 33 et 67 %.

Le vaccin fonctionne à fortes doses et ne cause pas d’effets secondaires sur une période de 10 semaines.

L’étape suivante consiste à tester l’efficacité du vaccin sur plusieurs années, ce qui se passera lors d’un essai clinique de phase IV au Gabon déjà planifié et financé par le DZIF. Le Mosquirix a quant à lui terminé les essais cliniques de phase III et en 2018 il sera testé sur le grand public par l’OMS. Seul le temps indiquera du succès de l’un ou l’autre de ces vaccins.

Les résultats des essais ont été publiés dans Nature : Sterile protection against human malaria by chemoattenuated PfSPZ vaccine.

Faire un Don !

Pourquoi ?

Parce qu’il n'y a aucune publicité ici et que le Guru compte sur la générosité de ses lecteurs(trices) pour continuer à faire vivre GuruMeditation (...et son créateur par la même occasion). D'autres méthodes vous seront proposées en plus de PayPal.

Nos nuits gagnent 2 % de luminosité chaque année… et c’est un problème

L’immense popularité des composants électriques brillants et économes en énergie, appelés diodes électroluminescentes ou LED pour light-emitting diode, fut un atout pour l’environnement. Mais les chercheurs découvrent qu’elle a également un coût plutôt sérieux.

Le problème croissant de la pollution lumineuse ne montre aucun signe de ralentissement, ce qui est une mauvaise nouvelle pour nos écosystèmes et notre santé.

Finalement ces stries sombres qui descendent les pentes martiennes ne serait pas formées par de l’eau

Mars est un endroit assez aride, et bien que de vastes océans aient probablement déjà recouvert sa surface, de nos jours toute l’eau restante semble être enfermée dans la glace aux pôles ou sous terre. Mais en 2011, la sonde Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) a repéré des stries sombres qui apparaissent en été et disparaissent en hiver dans la poussière martienne, faisant allusion à l’influence d’eau qui coule. En y regardant de plus près, un nouveau rapport…

Sur la mouche qui peut rester sèche dans l’eau la plus humide du monde

Le lac Mono, dans le désert de la Sierra Nevada en Californie, n’est pas un lac d’eau douce comme les autres. Non seulement il est trois fois plus salé que l’océan, mais il est également plein de carbonate de sodium et de borax, qui est essentiellement un détergent à lessive. Le pH élevé de l’eau lui confère une texture glissante et presque grasse.

Aucun poisson ou autre vertébré ne survit dans ce lac…

Sur la véritable identité de l’objet interstellaire qui a traversé notre système solaire

Il y a peu, un objet en provenance de l’espace interstellaire est apparu dans notre système solaire. L’Observatoire européen austral (ESO) a confirmé que l’objet, provisoirement dénommé A / 2017 U1, est en fait un astéroïde provenant de l’extérieur du système solaire. Le premier voyageur interstellaire détecté, maintenant appelé « Oumuamua », se révèle être différent de tous les objets repérés auparavant et il a erré…

80 changements de saison dans cette vidéo d’une planète Terre haletante

Cette nouvelle vidéo de la Terre montre comment notre planète a changé au cours des deux dernières décennies alors que les satellites de la NASA surveillaient continuellement les populations de plantes sur terre et dans les océans.

Elle montre la Terre “respirer” au fur et à mesure que les saisons changent, avec une couverture de neige sur les pôles Nord et Sud augmentant et diminuant périodiquement tandis que des zones vertes de végétation font de même…

3 700 mondes au-delà du système solaire classés dans un tableau périodique des exoplanètes

Chaque année, nous découvrons de nouvelles exoplanètes, des planètes à l’extérieure de notre système solaire et une équipe d’astronomes a trouvé une ingénieuse manière de cartographier les 3 736 exoplanètes que nous connaissons jusqu’à présent.

Il est appelé le tableau périodique des exoplanètes et il classe ces milliers de planètes en fonction de leur taille, composition et de…

Découverte d’une planète de la taille de la Terre accompagnée d’une paisible étoile à 2 pas cosmiques de chez nous

À seulement 11 années-lumière de notre système solaire, une exoplanète qui vient d’être découverte est la deuxième plus proche de la Terre et elle serait suffisamment tempérée pour potentiellement accueillir et maintenir la vie.

Les astronomes ont repéré ce monde de la masse de la Terre entourant la petite et pâle étoile Ross 128, qui se trouve à 11 années-lumière du soleil. La planète, connue sous le nom de Ross 128b, pourrait profiter de températures de surface favorables à la vie telle…

Une image de Saturne dans un dernier adieu à la sonde Cassini

Le 15 septembre, la sonde spatiale Cassini de la NASA a terminé sa mission à proximité de la renommée Saturne avec une plongée kamikaze dans l’atmosphère de la géante gazeuse. La NASA a maintenant publié une mosaïque de Saturne et ses anneaux créés à partir d’images prises par l’explorateur dans les derniers jours de sa 293e dernière orbite fatale.

La mosaïque est composée de 42 images individuelles prises par la caméra grand-angle de Cassini en utilisant des filtres spectraux…

Peut-on recloner un clone ? (oui!)

Une équipe de chercheurs de l’université nationale de Séoul, de l’université de l’Etat du Michigan et de l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign a « recloné » le premier chien cloné. Dans leur étude, le groupe décrit la duplication du clone et offre une mise à jour sur la façon dont les chiens font.

En 2005, des chercheurs de l’université nationale de Séoul ont rapporté qu’ils avaient cloné un chien afghan, le premier chien à être…

Deux cartes pour comparer le temps que l’on mettait à atteindre sa destination dans le monde en 1914 et en 2016

La carte isochrone, en entête et sur laquelle vous allez cliquer pour l’agrandir, présente le temps qu’un voyageur mettait pour atteindre sa destination en partant de Londres avec les moyens de locomotion disponible en 1914.

Elle a été créée cette même année par le cartographe royal anglais John G. Bartholomew et incluse avec plusieurs autres outils de ce type dans son Atlas de géographie économique…

La première représentation par l’humain de chiens en laisse

Une équipe de chercheurs de l’institut Max-Planck (Allemagne) et de la Commission saoudienne du tourisme et du patrimoine national a documenté ce qui pourrait être la plus ancienne représentation de chiens par des êtres humains…

Des dauphins mâles vont cueillir des éponges pour tenter de séduire les femelles

Des chercheurs de l’université d’Australie-Occidentale ont capturé quelques images d’un rare étalage à visée sexuel : des dauphins mâles à bosse (Sousa) présentant de grandes éponges marines à des femelles dans une apparente tentative d’accouplement.

Ils ont documenté des dauphins à bosse mâles adultes australiens présentant de grandes éponges marines aux femelles, ainsi que des manifestations/ représentations visuelles et acoustiques…

Le robot Atlas s’entraine apparemment pour les Jeux Olympiques

Un robot qui marche, même si c’est devenu courant, ça reste impressionnant… mais qu’en est-il de celui qui peut faire des sauts périlleux arrière ? Cela deviendrait presque inquiétant… Cette semaine, la société américaine spécialisée en robotique Boston Dynamics a publié une vidéo de son dernier robot humanoïde Atlas qui peut non seulement sauter et tourner sur lui-même, mais aussi faire un saut périlleux arrière complet avant d’atterrir comme un gymnaste…

Comment visualiser les processus en œuvre dans une année d’ouragans ? (Vidéo)

Une simulation, réalisée à partir de données satellitaires de l’intense saison 2017 des ouragans de l’Atlantique, montre comment les météorologues du Goddard Space Center de la NASA emploient de minuscules aérosols tels que le sel de mer évaporé, la poussière du désert saharien et la fumée de feu pour visualiser comment une tempête se déplace sur l’océan et d’estimer sa future trajectoire…

Pin It on Pinterest

Share This