L’image du jour : présentation de la carte d’identité.

Langue-bec-identité

Voici un oisillon d’une espèce rare de coucou originaire de Madagascar. Celui-ci a été élevé par la main de l’homme au zoo de Central Park (Wildlife Conservation Society) et comme vous pouvez le constater, il porte un marquage qui est unique à chaque individu et qui disparait une fois adulte. On soupçonne qu’il est utilisé par les parents pour identifier leurs petits, ou comme cible lors de la becquée notamment dans une niche sombre.

On retrouve ce marquage dans d’autres espèces d’oiseau comme chez le diamant mandarin :
Diamant-mandarin-ahhhhh

Identifier leurs petits pour éviter de nourrir un indésirable…

Ce qui est notable, c’est que le coucou lui-même a pour habitude de parasiter le nid des autres, en installant un de ses œufs dans le nid d’une espèce d’oiseau pouvant être radicalement différente.

Après éclosion, l’oisillon coucou, qui peut faire 2 fois la taille de l’espèce dont il parasite le nid, n’hésitera pas à évacuer ses concurrents, les œufs originaux…

Certaines espèces d’oiseaux, qui sont régulièrement squattées par les coucous, ont développé des stratégies d’identifications à l’aide de repères visuels sur la coquille de leurs propres œufs, phénomène que le Guru détaillait ici : les oiseaux inventent un système antifraude pour lutter contre le Coucou.

L’image d’entête de Julie Larsen Maher (Sipa USA-Rex Features) repérée sur The Telegraph et un site détaillant les différents marquages du Diamant Mandarin : Mouth Markings of Estrildid Finch Chicks.

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