Les plus petits, par la taille, agriculteurs du monde.

Dictyostelium

L’amibe sociale ou Dictyostelium discoïdeum est, à présent, considérée comme le plus petit organisme vivant à cultiver sa nourriture, c’est tellement plus pratique de transporter son futur repas avec soi.

Amibe sociale ? Cet organisme unicellulaire prend la forme d’un champignon gluant, Myxomycètes, lorsqu’il se regroupe avec ses camarades. Individuellement il ne fait pas plus de 1mm et vie sur le sol des forêts, les feuilles mortes, les excréments d’animaux et d’autres matières en décompositions sur lesquelles se développent des bactéries dont elle se nourrit.

Lorsque les temps sont durs et que la nourriture vient à manquer, des milliers d’amibes se regroupent pour fusionner en une seule entité, ressemblant à une petite limace (vidéo plus bas) qui soit rampe à la recherche de vert pâturage, ou se transforment pour former un fruit (fructification) qui expulsera des spores dans l’air. Ceux-ci, transportés par le vent, donneront naissance, un peu plus loin dans la forêt et pour les plus chanceux, à de nouvelles amibes.

Une photographie du cycle de la vie du Dictyostelium discoideum (Amibe sociale – microbewiki).cycle-vie-amibe-sociale

Vidéo accélérée (5 heures) du regroupement des amibes sociales en champignon gluant, Myxomycètes :

Cette organisme est beaucoup utilisé en laboratoire pour ces similitudes de comportement avec certaines cellules humaines.

Jusqu’à présent, les biologistes pensaient que les myxomycètes absorbaient les bactéries qu’elles aiment et suintaient le reste (l’apparence gluante du champignon), mais la biologiste moléculaire, Debra Brock de l’université de Rice et ses collègues, après avoir débarrasser des souches différentes de myxomycètes de leur bactéries grâce à une cure qui leur permettaient de s’en purger dans une boite de Pétri, ont constaté qu’elles réapparaissaient  et permettaient a certains des champignons de rentrer dans leur phase de fructification. Après une nouvelle expérience sur les habitudes alimentaires du champignon gluant, ils constatèrent que certaines souches, celles issues de la nature et non de laboratoire, ne dévoraient pas toutes les bactéries, mais en conservaient une petite quantité au sein de la colonie pour les cultivés.

Les scientifiques doivent maintenant déterminer qu’elle est la différence génétique entre les souches de champignons gluants qui utilisent l’agriculture et celles qui ne le font pas (rats des villes (laboratoires) , rats des champs).

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